L’Académie des Sciences de Guinée a organisé, ce samedi 18 octobre 2025, une conférence scientifique de haut niveau consacrée au Mpox, sous le thème : « Mpox en Afrique : une nouvelle menace pour la santé publique ». Animée par le Professeur Abdoulaye Touré et le Professeur Thierno Tounkara, cette rencontre a réuni de nombreux académiciens et chercheurs autour d’un enjeu sanitaire majeur.
Les intervenants ont rappelé que depuis sa première détection en 1970 en République Démocratique du Congo, le virus Mpox (anciennement variole du singe) s’est progressivement propagé sur le continent africain, avant de devenir une préoccupation mondiale.
Entre 2022 et 2025, la maladie a touché presque tous les continents, avec une forte concentration de cas en Afrique subsaharienne. En Afrique de l’Ouest, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire et la Guinée figurent parmi les pays les plus touchés. En Guinée, les premiers cas ont été détectés en 2024 dans la région forestière, avant une reprise épidémique à Conakry et Coyah en 2025. Le variant circulant en Guinée est similaire à celui observé en Sierra Leone.
Face à cette situation, les spécialistes plaident pour un renforcement de la surveillance épidémiologique et de la recherche locale, notamment à travers le travail du Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG) et du CHU Donka. Ils insistent également sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation communautaire, de renforcer les capacités diagnostiques régionales et de lutter contre la stigmatisation des personnes affectées.
Pour les scientifiques, seule une réponse coordonnée, basée sur la prévention, la formation et la collaboration entre chercheurs et cliniciens, permettra de contenir durablement cette nouvelle menace sanitaire.