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Appel à communication pour le colloque international sur la défaillance des PME africaines

Conakry - 11 février 2026
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1. Contexte
… Et si l’Afrique était un modèle de management de PME ? « Nos ancêtres avaient
l’habitude de dire qu’une fortune est plus difficile à conserver qu’à acquérir ». Tel est le
propos qui marque le colloque international de la PME en Afrique. Une PME (Petite ou
Moyenne Entreprise) est une entreprise qui se situe entre la micro-entreprise et la grande
entreprise, selon des critères précis de taille, généralement liés au nombre de salariés et au
chiffre d’affaires annuel ou au total de bilan. Une PME africaine réussit difficilement à garder
son rang pendant plus d’un siècle. En outre, il n’est pas utopique de voir certaines PME
démontrer l’engouement de transcender les générations. Cette difficulté à se maintenir dans le
long terme traduit la défaillance (Boubakary et Sangué Fotso, 2022 ; Bredart et Severin,
2021 ; Sangue Fotso et Nkakene Molou, 2021), qui n’est pas un constat actuel et
compemporain . De nos jours cette défaillance offre un cadre de réflexion pertinent, d'autant
plus que le nombre de disparitions de PME a connu une augmentation substantielle au cours
de la dernière décennie.
Les réflexions sur l’échec entrepreneurial (événement négatif, et objet d’étude riche pour
comprendre les trajectoires des entrepreneurs et améliorer les pratiques) connaissent un
véritable essor (Khelil et al., 2012, 2018 ; Bredart et Levratto, 2018). Cependant, la plupart
des travaux s’appliquent aux grandes entreprises plus homogènes et faciles à identifier, aux
pratiques formalisées et à la communication avérée (Nkakene et. al., 2021).
Pourtant, depuis plus d’une décennie, les questions de pérennité et de réinvention des PME
préoccupent les pouvoirs publics en Afrique. Afin de placer la PME au cœur du
développement, l’Afrique a élaboré des outils. Dans un contexte disruptif marqué par la
difficulté, voire la transformation des entreprises, cette dynamique se traduit pour l’Afrique
par une prise de responsabilité, par les efforts particuliers et par l’allocation des ressources
notamment la création des structures susceptibles de libérer le potentiel productif.
A l’heure actuelle, l’amélioration de l’efficacité de la PME demeure un enjeu essentiel, car
cette typologie d’entreprises est essentielle au développement économique d’un pays. Elle est
aussi reconnue comme mieux adaptée aux besoins de changement requis par les multiples
transformations, qu’elles soient d’ordre technologique, économique, politique et social.
Dans notre environnement en pleine mutation socio-économique, culturelle et numérique, les
PME doivent s’adapter, devenir plus agiles, réactives, créatives, proactives et socialement
engagées. Elles sont néanmoins prises entre deux logiques contradictoires :
? l’une qui conduit vers l’avenir, notamment l’incertitude des politiques économiques
qui a augmenté le risque de défaillance des entreprises (Lu et al., 2023 ; Nguyen et al.
2022) ;
? l’autre qui privilégie le passé et donc la stabilité. En effet, la transformation fait
apparaître des assurances, mais aussi des inquiétudes qui vont au-delà des risques
psychosociaux. La réussite de la PME repose incontestablement sur la santé de son
dirigeant (Torrès, 2012).
Si la question identitaire des PME en Afrique demeure une controverse, leur forte
hétérogénéité est suffisamment reconnue par les acteurs. Certains traits semblent s’imposer

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pour leur conférer des spécificités qui fassent consensus, notamment dans le cadre des
questions de management et de gouvernance. Parmi ces caractéristiques dominantes, la place
prépondérante accordée au dirigeant (Mahé de Boislandelle, 2015 ; Torrès et Chabaud, 2013)
demeure inévitablement la plus importante. Le dirigeant demeure un acteur omniprésent dans
la PME et tous les actes importants du management de l’entreprise lui sont attribués. C’est
autant de défis au quotidien qui le placent au cœur de tensions qui interrogent sur ses rôles,
ses compétences, sa capacité de résilience et sur son dynamisme.
La nécessité de la réflexion sur la défaillance des PME en Afrique interpelle les académiciens
et la pertinence d’un colloque sur cette problématique intéresse les politiques, les
professionnels au vu des résultats mitigés enregistrés par les PME de notre continent. En effet,
force est de constater que l’accès aux ressources, leur gestion optimale, constituent des
obstacles au développement de cette catégorie d’entreprises. Le colloque est une occasion
propice à une réflexion collective.
L’activité entrepreneuriale génère des événements qui sont susceptibles d’impacter à la fois
l’équilibre de l’entreprise et celui de son propriétaire-dirigeant dont la capacité à anticiper et à
déléguer constituent des atouts faces aux multiples défis à relever quant à la pérennité des
PME. PME.
Le colloque conviera plus singulièrement à la réflexion autour de la défaillance des PME.
Quels sont les enjeux de cette défaillance pour les entrepreneurs, les pouvoirs publics et les
PME ? Comment penser cette défaillance et la prévenir ? Le colloque international de
Conakry est un moment important d’échange mais aussi de fertilisation des idées, des
méthodes et des approches.
Ce colloque international vise à interroger, dans une perspective interdisciplinaire, les
dynamiques à l’origine de la défaillance des PME en Afrique, leurs conséquences, et à
identifier des pistes d’amélioration et de résilience.

2. Objectifs du colloque
Objectif général
Analyser les facteurs explicatifs de la défaillance des PME en Afrique et proposer des leviers
d’action pour renforcer leur durabilité.
Objectifs spécifiques
? Identifier les causes économiques, institutionnelles, sociales et managériales de la
défaillance des PME en Afrique ;
? Évaluer l’efficacité des politiques publiques et des dispositifs d’accompagnement
existants ;
? Proposer des stratégies d’adaptation et de résilience dans la durée ;
? Favoriser les échanges entre chercheurs, entrepreneurs, institutions de financement,
organisations socioprofessionnelles et décideurs politiques.

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3. Axes thématiques proposés
? Nouveaux modèles d’affaires ;
? Écosystème entrepreneurial des PME ;
? Informalité et PME ;
? Accompagnement de la PME dans son écosystème entrepreneurial ;
? L’impact des nouvelles logiques de financement ;
? Repenser la croissance des PME ;
? Regards croisés sur la PME et l’entrepreneur,
? L’entreprise familiale : transmissions et enjeux ;
? Relation entre les caractéristiques du dirigeant et la défaillance des PME ;
? Résilience et survie des PME ;
? Relation entre santé de l’entrepreneur et défaillance de l’entreprise ;
? Prévention de la défaillance ;
? Financement et défaillance ;
? Facteurs économiques et financiers de la défaillance des PME ;
? Cadres juridiques, politiques publiques des PME en Afrique ;
? Problèmes de gouvernance, gestion interne et leadership ;
? Entrepreneuriat féminin et jeunesse face à la vulnérabilité des PME ;
? Rôle des technologies et de l’innovation dans la survie des PME ;
? Modèles de résilience et bonnes pratiques locales ;
? Enjeux sociaux de la fermeture des PME : emploi, précarité, migration ;
? L’adaptabilité, une solution à la défaillance des PME.
4. Public cible
? Enseignants-chercheurs en Economie & Gestion, Sociologie, Sciences politiques,
Sciences juridiques… 
? Doctorants et étudiants n Economie & Gestion, Sociologie, Sciences politiques,
Sciences juridiques… 
? Responsables de PME, start-up, incubateurs et chambres de commerce ;
? Représentants des institutions publiques et bailleurs de fonds ;
? ONG, consultants, acteurs du développement ;
? ….
5. Modalités de participation
Les propositions de communication (résumé en 2 à 3 pages avec la problématique, le cadre
théorique, la méthodologie et les principaux résultats ainsi que la bibliographie) peuvent être
soumises jusqu’au 06 mars 2026 à l’adresse suivante : asguinee2025@gmail.com
Pour toute demande d’information, contactez une des personnes ci-dessous :
? Mohamed Lamine DOUMBOUYA :  doummed@gmail.com 
? Makalé TRAORE : makale2002fr@yahoo.fr
? Thierno BAH : thierno.bah@univ-rouen.fr
? Mamadou NDIONE : mamadou.ndione@univ-orleans.fr
? Robert SANGUE FOTSO : rsangue28@yahoo.fr

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? Alpha BAH : bahtouma@gmail.com
6. Calendrier prévisionnel

Activité Date
Lancement de l’appel à communications 11 février 2026
Date limite de soumission des résumés (1 à 3

pages)

06 mars 2026

Notification d’acceptation 15 mars 2026
Date limite d'inscription 05 avril 2026
Programme définitif 12 avril 2026
Colloque 28 et 29 avril 2026
Dépôt de l’article complet pour les actes du congrès 30 juin 2026
Publication des actes du colloque Septembre 2026

7. Organisation
7.1 Comité d’organisation
En charge de la logistique, de la communication, de la coordination avec les partenaires et de
l’accueil des participants :
? Mohamed L. Doumbouya, Docteur en Sciences économiques, Académie des Sciences
de Guinée – Conakry (président du comité d’organisation) ;
? Makalé Traoré, Docteur en Droit public, Académie des Sciences de Guinée ;
? Alya Diaby, Professeur, Académie des Sciences de Guinée ;
? Jeau-Paul KOTEMBADOUNO, Docteur en Droit, Académie des Sciences de Guinée ;
? Mamadou NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université
d’Orléans – France ;
? Thierno BAH, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université Rouen
Normandie – France ;
? Robert SANGUE FOTSO, Professeur en Sciences de Gestion, Université d’Ébolowa,
Cameroun ;
? Alpha BAH, Docteur en Sciences économiques, Expert innovation, Lyon, France.
? Amara BANGOURA, Avocat au Barreau de Guinée, Académie des Sciences de
Guinée ;
? Abdoulaye GUIRASSY, Économiste, Académie des Sciences de Guinée.

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7.2 Comité scientifique
Composé d’experts universitaires en Sciences Humaines et Sociales, il assurera la sélection
des communications et la rigueur scientifique du colloque :
? Safiatou DIALLO, Docteur en Histoire, Enseignante-chercheuse, Université Général
Lansana Conté de Sonfonia, membre de l’Académie des Sciences de Guinée –
Conakry ;
? Mohamed L. DOUMBOUYA, Docteur en Sciences économiques – Académie des
Sciences de Guinée – Conakry ;
? Mamadou NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université
d’Orléans – France ;
? Thierno BAH, Maître de conférences en Sciences de Gestion, IAE-Université Rouen
Normandie – France ;
? Aly DIABY, Professeur, Université GLC Sonfonia, membre de l’Académie des
Sciences de Guinée ;
? Robert SANGUE FOTSO, Professeur en Sciences de Gestion, Université d’Ébolowa,
Cameroun ;
? Alpha BAH, Docteur en Sciences économiques, Expert innovation, Lyon, France ;
? Louis César NDIONE, Maître de conférences en Sciences de Gestion, HDR, IUT-
Université de Reims – France ;
? Pierre CHAUDAT, Maitres de conférences, en Sciences de Gestion HDR, IAE-
Université Clermont-Ferrand ;
? Sonia BOUSSAGUET, Professeur associé en Sciences de Gestion, NEOMA Reims,
France ;
? Julien DE FREYMAN, Professeur associé en Sciences de Gestion, South Champagne
Business School, Troyes-France ;
? Lynda SAOUDI, Maître de conférences en Sciences de Gestion, Université Claude
Bernard, Lyon-France ;
? Babacar NDIAYE, Professeur en Sciences de Gestion, Université Amadou Mathar,
Mbow, Sénégal ;
? Slimane HADDADJ, Professeur en Sciences de Gestion, IAE-Université de Dijon,
France ;
? Melian MENDY, Professeur en Sciences de Gestion, Université Assane Seck,
Ziguinchor, Sénégal ;
? Diène Ousseynou DIOUF, Docteur, Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal,
Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal ;
? Laurence NKAKENE MOLOU, Professeure associée en Sciences de Gestion,
Université d’Ébolowa ;
? Ben BOUBAKARY, Docteur en Sciences de Gestion, Université de Yaoundé II ;
? Yao KOUNERSTRON, Professeur en Sciences de Gestion Université de Lomé ;

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? Daouda Kamissoko, Professeur associé Sciences de l'ingénieur, IMT Mines Albi,
Président de l'Association REUNIIR ;
? Abdourahim SYLLA, Maître de conférences, Sciences de l’ingénieur INP - UGA
Grenoble ;
? Adama BALL, Docteur en Géographie, Enseignant-chercheur à l’Institut catholique de
Paris ;
? Nabil KHELIL, Professeur en Sciences de Gestion, Université de Caen-Normandie.

7.3 Comité d’expertise
Sa mission sera d’apporter son expertise du point de vue socio-économique, juridique,
managérial et opérationnel de la défaillance des PME :
? Représentants des chambres consulaires (Chambre de commerce et d’industrie,
Chambre des métiers et Chambre d’agriculture) ;
? Représentant de la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI) ;
? Représentant de l’Union patronale des PME et du secteur informel ;
? Représentant de la Fédération patronale des mines ;
? Représentant de la Fédération du BTP ;
? Représentant de la banque ;
? Représentant de l’Ordre des experts-comptables ;
? Représentant de l’Ordre des Avocats ;
? Représentant d’incubateurs ;
? …
8. Résultats attendus 
? Publication des actes du colloque dans un ouvrage collectif ou dans une revue
scientifique ;
? Rapport à destination des responsables politiques & économique en charge du
développement ;
? Renforcement des réseaux de recherche sur les PME en Afrique ;
? Création d’un observatoire académique sur la viabilité des PME africaines.
Droits d’inscription
? Enseignants-chercheurs : 1 000 000 GNF (Guinéens) et 1 500 000 GNF pour les autres
;
? Étudiants et Doctorants : 500 000 GNF ;
? Praticiens : 1 000 000 GNF.
Les frais d'inscription comprennent les déjeuners et les pauses café pendant le colloque, ainsi
que le repas de gala. Il est possible de s’inscrire sans participer au repas de gala.



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